Marie Mélanie Émilie BÉRAL voit le jour le 27 mai 1867 au hameau de Lesquiquié commune de Cadix dans le Tarn. Elle est la fille de Justine Marie BÉRAL et de père inconnu. C'est sa grand-mère, Cécile Marie COL, qui déclare sa naissance le 29 mai, sa mère la reconnaît le 07 janvier 1868.

J'ai eu beaucoup de mal à trouver des informations concernant Justine Marie, pas d'acte de naissance, pas de traces de mariage. Une énigme et tout cela aux débuts de mes premières recherches généalogiques. Un casse-tête, des pages de registres numérisés à faire défiler…et rien ! Le doute s'installe, ai-je fait une erreur de lecture, existe-t-il une variante du nom qui pourrait m'avoir entraînée sur une fausse piste ?

A cette période certaines décennies ne sont pas encore en ligne. C'est à l'occasion d'un déplacement dans cette lointaine région, qu'est le Tarn, enfin pour moi, que j'ai trouvé "la piste à suivre".

Au cours de recherches en mairie, principalement celle de l'acte de décès de Marie Émilie BÉRAL, je consulte les registres quand un acte m'interpelle, il s'agit de celui de Justine Marie BÉRAL décédée le 13 juillet 1909. Elle est née à Cadix et dite fille de Jean et Cécile COL. C'est bien elle ! Pas étonnant que je ne trouve rien. La recherche n'était pas orientée dans la bonne direction : vingt-cinq kilomètres de distance changent la donne ! Il est écrit qu'elle est veuve de Jean BOYER ! Il existe donc un acte de mariage. Grâce à celui-ci j'ai découvert l'acte de notoriété ! Pour se marier il faut un extrait de naissance, comme il y a eu un oubli, il faut palier à ce manque en faisant établir cet acte qui nous indique que Justine Marie est née le 23 août 1839 à Lesquiquié.

Je continue ma lecture et je trouve l'acte de décès de Marie Mélanie Émilie BÉRAL, le 17 juillet 1909. Mère et fille décèdent à quatre jours d'intervalle. Cela ne me laisse pas indifférente, d'autant plus qu'une des enfants de Marie Mélanie Émilie est ma grand-mère,  Mélanie Joséphine, alors âgée de 16 ans. Elle a déjà quitté le foyer familial. La famille n'est pas fortunée. Le travail manque et il y a encore trois enfants âgés de 11, 8 et 4 ans à nourrir. Mélanie Joséphine a donc été placée comme domestique d'abord à Marseille (13), puis à Toulon (83), commune où elle rencontre mon grand-père, Charles Auguste, alors jeune soldat.

© Collection personnelle

Mélanie Joséphine est la dernière femme de ma lignée matrilinéaire à naître dans le Tarn. Elle épouse Charles Auguste à Toulon (83) en 1912 et quitte définitivement le sud de la France pour découvrir les prairies verdoyantes de la Normandie où elle réside pendant soixante-trois ans. Elle aura six enfants dont ma maman qui verra le jour en 1932 à Lisieux (14), quinze petits-enfants, connaîtra seize de ses arrière-petits-enfants sur vingt-quatre. Viendront ensuite vingt-cinq arrière-arrière-petits-enfants (à ma connaissance) quant à la génération suivante nous nous sommes un peu perdus de vue alors …

A travers cette descendance, c'est un peu du sang tarnais de mes sosas 2047, Catherine CLARENC née vers 1680, 1023, Marie FABRE née vers 1704, 511, Marie PANIS née en 1734, 255, Jeanne COL née en 1754, 127 Elisabeth BOYER née en 1777, 63 Cécile Marie COL née en 1810, 31 Justine Marie BÉRAL née en 1839, 15, Marie Mélanie Émilie BÉRAL née en 1867, 7, Mélanie Joséphine MALATERRE née en 1897, qui coule en nous et elle peut être fière de cette lignée féminine qui a essaimé dans le Tarn, les Bouches-du-Rhône, la Lozère, le Calvados, la Seine-Saint-Denis, la Haute-Garonne et d'autres certainement…