Ce GénéaThème d'avril me semblait trop facile ! Même si la case de mon sosa 666 n'est pas remplie, cela ne doit pas être difficile à faire ! Sauf si bien entendu les archives ne sont pas en ligne…. 

arbre 666

Pour trouver mon sosa 666 petite interrogation dans la case recherche de mon logiciel de généalogie : rien ? ! Alors essayons le 333 ? Rien… Nouvelle demande le 166 : presque rien, seulement les noms et prénoms. Je commence à faire la moue ! Les archives départementales que je souhaite interroger pour débloquer cette branche ne sont pas ce qu'il y a de plus fourni. Seules les tables décennales de l'état civil sont en ligne, les baptêmes, mariages et sépultures sont inexistants... Voilà donc la raison de cette branche laissée à l'abandon.

Peut-être aurai-je plus de chance avec le 83 ? C'est encore bien maigre ! Je ne sais plus si je vous l'ai déjà dit : je suis un peu têtue … Alors je retrousse mes manches, aiguise mes doigts sur le clavier et me voilà interrogeant quelques bases de données ! Bingo voici quelques sosas de plus, des frères et sœurs, des oncles des tantes, quelques mariages supplémentaires ! Il faut que je m'arrête sinon je n'écrirai pas cet article.

Mon sosa 666 s'appelle Claude François LAPPRAND, il est l'époux de Nicole JUIF. Tous deux sont décédés avant 1737. Je n'ai rien d'autre, je suppose qu'ils sont originaires du village de Pierrefontaine-les-Varans (25). Village où leur deux filles, Catherine, née vers 1712, mon sosa 333, Claudine, née vers 1714, se sont mariées.

Catherine LAPPRAND épouse le 14 mars 1740 Nicolas HUOT-SOURDOT aussi à Pierrefontaine-les-Varans (25). Ils ont dix enfants, huit garçons et deux filles. Trois de leurs fils décèdent en bas-âge. Leur troisième enfant, Joseph, né le 29 septembre 1746, mon sosa 166, épouse Anne Françoise SARRON le 14 janvier 1777, toujours au même lieu. Je leur connais seulement une fille, Jeanne Marie HUOT (le SOURDOT s'est égaré en chemin) qui épouse Claude Joseph MOINE à Charmoille (25) le 24 janvier 1815. Ceux sont mes arrière-arrière-arrière-arrière grands-parents du côté de ma grand-mère paternelle (vous suivez ?). Rappelez-vous ma grand-mère Marcelle ! (GénéaThème : les migrations de nos ancêtres).

Bon, j'ai seulement débroussaillé. Je n'ai pas les actes qui certifient la filiation donc je reste prudente. Tout est à vérifier… Quand les archives seront en ligne... Où quand je ferai un déplacement à Besançon (25). Mais ce n'est pas encore prévu.

Maintenant mon sosa 1000 ! Alors là je vais faire ma crâneuse, non seulement j'ai le 1000 mais aussi le 2000 et le 4000 ! Et je suis dans ce département que j'affectionne tant ! Le Tarn ! C'est grâce à lui que je suis devenue accro à la généalogie ! Je suis un peu comme Obélix tombé dans la marmite de potion magique,  il aime la potion magique et bien  moi aussi je  suis tombée  dans une  marmite, celle  de la généalogie où tout bouillonne et j'aime ça aussi !

arbre 1000

Pour arriver à mon sosa 1000, il m'a fallu trouver les précédents. Je me souviens de mon émotion quand j'ai découvert mes sosas 250 et 251. Paul Jean BESSIERE et Cécile JALADIEU. Je parcourais les registres de baptêmes, mariages, sépultures en ligne quand j'ai découvert leurs décès entre le 26 et 31 août 1772 suivi de celui leur fils âgé de 4 ans le 5 septembre de la même année. Leurs décès laissent orphelines trois filles Marie, 9 ans, Catherine, mon sosa 125, 7 ans et Cécile, petite dernière, âgée de 18 mois. Je me suis souvent interrogée sur le ressenti de ces petites filles, leur émotion à la perte subite de leurs parents, quel amour ont-elles reçu de la part de leurs tuteurs  ?  Mais c'est mon regard de femme du XXIème siècle,  je ne pense pas qu'à cette époque on se souciait du confort psychologique des enfants dans de telles circonstances.

Qu'elle est la cause de ces décès ? La maladie certainement due la promiscuité, le manque d'hygiène, les mauvaises conditions de vie ou bien une épidémie dans cette région à cette époque ? Je ne sais pas n'étant pas historienne ni spécialiste de ce sujet.

Je vous présente les parents de Paul Jean : Jean BESSIERE dit Passerat, sosa 500, et Elisabeth RAYNAUD, mariés le 16 février 1733, leur contrat de mariage me permet d'établir leur filiation.

Et le voici le voilà mon numéro 1000 : Pierre BESSIERE, né le 15 mai 1679 au lieu-dit La Valette à Assac (81). Il se marie le 17 juillet 1698 avec Marguerite TENEGAL, là aussi, le contrat de mariage établi le 19 juin 1698 me donne la filiation. Je "connais" cinq des enfants de Pierre et Marguerite, Joseph, Catherine, Jean, Marie et Louis. Pierre BESSIERE décède le 20 janvier 1717 au même hameau de La Valette à Assac (81).

Les parents de Pierre BESSIERE sont Joseph BESSIERE et Marie HERAIL, sosas 2000 et 2001. Leur contrat de mariage rédigé le 8 janvier 1671 me donne une génération de plus. Joseph est le fils Jean BESSIERE, donc sosa 4000, le nom de sa mère n'est pas précisé. Concernant ce couple BESSIERE-HERAIL, je n'ai pas beaucoup d'éléments, une date de naissance imprécise donnée par un âge approximatif à leur décès. Joseph serait né vers 1643, il décède le 2 octobre 1693, âgé d'environ cinquante ans, à La Valette à Assac (81). Marie HERAIL, son épouse, décède à l'âge de quarante-cinq ans environ, le 7 octobre 1693 au même lieu, soit cinq jours après son époux…

J'ai commencé à travailler sur cette branche il y a maintenant une dizaine d'années, ce pays de droit écrit, offre une grande richesse d'actes notariés, grâce à ces contrats de mariage, j'ai pu établir ces filiations avec cette certitude. D'autres découvertes, d'autres lignées m'ont occupé et donner du fil à retordre ou une remontée spectaculaire. Rependre ce travail effectué avec un regard différent, des connaissances plus approfondies, me poussent à retravailler sur cette famille en élargissant mon champ d'action.