Le déroulement des évènements :

Le 6 février 1949, la journée se déroule comme d'habitude. Andrée vaque à ses occupations de gouvernante.

Le soir venu, vers 19 heures Andrée fait entrer Robert dans l'appartement de Monsieur THELIER. Elle cache Robert dans sa chambre attendant le moment opportun pour attirer son patron dans sa chambre.

Sous le prétexte que  "sa pendule qui ne fonctionne plus", elle demande à Monsieur THELIER de venir voir… Que se passe-t-il exactement dans la chambre ? Les différentes versions des deux personnages divergent suffisamment pour laisser planer le doute. Mais Monsieur THELIER a été l'objet de terribles violences qui durèrent toute la nuit.

Les deux complices lui firent signer différents chèques chacun de montants très importants, 50 000, 100 000… francs à l'ordre de VERNIER (pseudonyme de Robert PLANET) et d'Andrée FARRE. Celle-ci extorque aussi les actes de cession de l'ensemble du mobilier et de vente de l'appartement…

C'est après une nuit de violence, que les deux complices tuèrent Rober THELIER : après l'avoir anesthésié avec de l'éther, ils l'étranglèrent à l'aide d'une corde et le placèrent dans la malle en osier, enveloppé dans un drap et caché sous du linge.

Le lendemain, 7 février, Andrée achète une voiture qui servira au macabre déplacement. Elle loue les services d'un chauffeur par l'intermédiaire d'une agence de placement.

C'est au petit jour, le 8 février, à 6h30 que la malle est chargée dans le véhicule et qu'Andrée emmenée par Monsieur CHATELAIN, le chauffeur, se dirige vers les Sables-d'Olonne, qu'ils atteindront tard dans la nuit.

panneau les SdO

Andrée explique au chauffeur que la malle contient des affaires compromettantes de son patron, qu'elle renferme aussi des armes et des explosifs qu'elle doit livrer à des inconnus, à la demande de son patron, aux Sables d'Olonne. Après une longue attente, les mystérieuses personnes n'étant pas au rendez-vous, et pour cause,  Andrée indique au chauffeur la direction du Puits d'Enfer…

La voiture garée, celui-ci fait disparaître la malle au fond du gouffre…