Virginie Évodie PAGNERRE est née à Farceaux - Eure -  le 21 mars 1827, elle épouse François  AMELOT, le 15 octobre 1847 à Étrépagny – Eure - Au moment de son mariage Virginie est gantière et François journalier. Leurs sept enfants naissent tous à Étrépagny entre 1848 et 1859, sauf le troisième qui voit le jour dans un petit hameau proche d'Étrépagny, Doudeauville-en-Vexin - Eure - Leurs trois premiers enfants décèdent en bas âge.

Je ne sais pas trop à quelle date la famille quitte Étrépagny, mais d'après les renseignements que j'ai pu trouver c'est après 1874.

Rechercher des journaliers, qui vont de ferme en ferme, ce n'est pas aisé, bien souvent ils échappent au recensement, et quand on veut consulter ces dits recensements, en série M aux archives départementales, faut-il avoir un peu de chance ou jouer de malchance car entre lacunes et destruction… C'est le vide !

Les listes des recensements de la collection préfectorale antérieurs à 1891, des communes de l'Eure n'ont pas été gardées, ne subsistent donc que celles à partir de 1891. Avant cette date, il faut consulter la collection communale quand il n'y a pas de lacune et quand on connaît le lieu où a peut-être résidé la famille.

Pour retrouver la trace de Virginie, j'ai dû privilégier d'autres pistes comme exploiter le mariage des enfants, consulter les recensements des villes où résident leurs enfants après leur mariage… Les registres matricules des jeunes hommes en âge d'être recenser… Interroger des bases de données etc.

Lors du mariage de François Eléonor en 1876, leur fils aîné, les parents sont mentionnés comme sans domicile fixe, il est écrit dans l'acte de mariage : "... fils mineur de AMELOT François, demeurant actuellement à Vesly, mais sans domicile fixe, et de PAGNERRE Virginie  Évodie, dont le domicile est inconnu...".

En 1880, Alphonsine leur fille, se marie, en 1882, c'est leur fils André, pour l'une les parents sont sans domicile fixe et pour l'autre ils résident à Étrépagny. Une fois encore pas moyen de vérifier. Je ne sais toujours pas où réside leur mère, Virginie Évodie.

AD des Yvelines - Recensement Limetz - 1886 - 9 M 642

J'y perds un peu mon latin quand même… En 1886, je sais que deux de leurs filles, Alphonsine et Désirée, sont installées au hameau de Villez (Seine-et-Oise) : Désirée avec son mari et ses enfants et Alphonsine, chez Martin GALLET, qu'elle épouse quelques années plus tard. Dans ce foyer y vit aussi Virginie Évodie PAGNIERES, sa mère, âgée de 59 ans. Cependant, ma joie est de courte durée car après un nouvel emménagement de ces deux familles dans le village voisin de Bennecourt, je perds à nouveau sa trace. Le mariage en 1895 d'Alphonsine et Martin s'avère aussi énigmatique puisque j'y apprends qu'un jugement a été rendu par le greffe Tribunal de Mantes en date du 6 juillet 1895 informant  que l'on ne connaît ni le lieu ni la date du  décès de la mère  et même un jugement similaire concernant François AMELOT a été rendu par le greffe du Tribunal des Andelys à la même date. Les archives du tribunal de Mantes ont été détruites, et celles des Andelys ont disparu dans un incendie…

Dans les registres matricules, François Eleonor, fils aîné, de la classe  1874, son état civil rappelle qu'il est fils de François AMELOT et de feue Virginie Évodie PAGNERRE,  pour André, celle de  1875, Virginie est encore en vie.

 

AD de Seine-Maritime - 1874 - Registre matricule - Rouen Sud - 1R2682

A force de patience, trois ans après le début de ces investigations, grâce à des alertes sur les patronymes de ce couple AMELOT-PAGNERRE, j'ai trouvé le décès de François AMELOT, veuf de Virginie PAGNERRE, le 25 décembre 1890 à l'hospice de Gisors, pas de recensement antérieur et pas de collection communale.

Alors si je fais une petite synthèse, Virginie est recensée en 1886 à Limetz – Seine et Oise -  avec sa fille. François, son mari, décède en 1890 0 à Gisors – Eure - il est dit veuf. Le décès de Virginie doit avoir eu lieu entre 1886 et 1890- Où ? C'est encore un mystère, il me reste les tables de successions et absences. Dans celles du canton de Mantes (78) pour la période, il n'y a pas de Virginie Évodie PAGNERRE. Il me reste à me rendre aux archives départementales de l'Eure, sur leur site, les tables de successions et absences pour le canton de Gisors commencent en 1940 … Il faut juste planifier un déplacement. Si vous la rencontrez, pensez à moi…